TAKEMUSU AIKI, le livre oublié de Maître Ueshiba Morihei

Edité au Japon en 1986, Takemusu Aiki, qui regroupe dix-neufs textes de Ueshiba, n’avait jamais été traduit en aucune langue jusqu’à aujourd’hui, demeurant au Japon même, chose intime. Un manquement certain à la mémoire du fondateur de l’aikido d’autant que l’importance de l’ouvrage était signalée lors de la préface de l’édition japonaise par son fils Kisshomaru, doshu à l’époque : « Parmi l’abondance des livres sur l’aikido, Takemusu Aiki est l’œuvre qu’il faut toours garder sur soi car il exprime sans détour l’esprit du vénérable Morihei et attire notre attention avec force sur sa signification essentielle. »

La faute est aujourd’hui réparée : les deux premiers volumes de la traduction française de Takemusu Aiki paraît aux Editions du Cénacle. L’édition française comporte cinq volumes. Chaque volume est introduit et annoté de manière à en faciliter la lecture. Le premier volume est introduit par un mot de recommandation de Ueshiba Kisshomaru et préfacé par Goi Masahisa, ami du fondateur de l’aikido et dirigeant du mouvement spirituel Byakko. Dans ce premier volume Maître Ueshiba répond à cette question que tous les pratiquants se posent après quelques années de pratique : qu’est-ce que l’aikido ?

Takemusu Aiki ne manquera pas d’intéresser et d’intriguer les aikidoka et les budoka, mais aussi tous ceux que la spiritualité japonaise passionne. Dans cet ouvrage, Ueshiba présente ses expériences martiales et spirituelles qui furent à l’origine de la création de son art, mentionne ses capacités extraordinaires de clairvoyance, relate la genèse de sa méthode de sabre et de bâton dans un langage syncrétique où se mêlent le shintô, le bouddhisme et le christianisme, où émergent les mythes les plus anciens de la civilisation nipponne, tout en relatant ses combats les plus fameux.